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Brigitte Bardot : les lieux du Var qui ont façonné un mythe

  • Photo du rédacteur: Caroline CAMPO
    Caroline CAMPO
  • 29 déc. 2025
  • 3 min de lecture
Livre BB par Brigitte Bardot
B.B. par Brigitte Bardot, C'est le seul beau livre écrit et commenté par Brigitte Bardot
“Rien n’est jamais à refaire… mais tout reste à faire.”

Avec la disparition de Brigitte Bardot, c’est bien plus qu’une actrice qui s’éteint.C’est une époque, une lumière, et une certaine idée du Sud qui s’éloigne.

Car avant d’être un mythe mondial, Bardot fut indissociable d’un territoire : le Var, et plus précisément Saint-Tropez, alors simple port de pêche encore à l’écart du tumulte.


Saint-Tropez, décor fondateur : Et Dieu… créa la femme avec Brigitte Bardot


Plage de Pampelonne Saint Tropez

Au début des années 1950, Brigitte Bardot s’impose comme une étoile montante du cinéma français. Mais c’est Et Dieu… créa la femme, réalisé par Roger Vadim, qui la propulse au rang de star internationale.


Le film est tourné en grande partie à Saint-Tropez. On y reconnaît immédiatement :

  • le quartier de la Ponche, ses ruelles, sa petite plage confidentielle,

  • et Plage de Pampelonne, à Ramatuelle, encore sauvage à l’époque.


C’est là que l’équipe de tournage prenait ses repas. L’ancienne cantine deviendra plus tard le mythique Club 55, symbole d’un certain art de vivre tropézien.Les scènes d’intérieur, elles, sont tournées aux studios de la Victorine à Nice.


Entre Brigitte Bardot et Saint-Tropez, ce film tisse un lien indéfectible. Il révèle un village au monde entier, et transforme à jamais son destin.


Aujourd’hui encore, Musée de la Gendarmerie et du Cinéma rend hommage à cette période fondatrice, tout comme la statue de Brigitte Bardot érigée place Blanqui en 2017.


La plage de la Ponche : un décor devenu légende


La Ponche Saint Tropez

Avec ses cinquante mètres de sable, la plage de la Ponche est l’une des plus petites de Saint-Tropez. Ancien lieu de pêcheurs, elle devient immortelle en 1956 lorsque Roger Vadim y pose sa caméra.


Bardot y incarne Juliette, femme libre, solaire, dérangeante pour son époque.Le film fait naître un engouement immédiat pour ce lieu resté longtemps à l’écart des foules.Autour de son hôtel, construit en 1938, gravitent alors Françoise Sagan, Boris Vian, Juliette Gréco ou encore Catherine Deneuve.


La Ponche n’est pas qu’une plage : c’est un fragment de mémoire du cinéma français.


La Madrague : Refuge et dernier ancrage


Brigitte Bardot à la Madrague Saint Tropez

En 1958, Brigitte Bardot acquiert, sur un coup de cœur, une petite maison de pêcheur « les pieds dans l’eau », route des Canebiers : La Madrague.


Malgré la pression constante des paparazzis, elle restera tout au long de sa vie son refuge.Elle y vit simplement, loin des mondanités qu’elle a contribué à créer.

En 1992, elle fait don de la maison à la Fondation Brigitte Bardot, créée à Saint-Tropez en 1986 pour la défense des animaux.


La Madrague, c’est aussi la chanson de 1963, devenue indissociable de son image :« Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés… »



On le sait moins, mais Bardot fréquentait Saint-Tropez depuis l’enfance : ses parents y possédaient également une maison, La Saravia, rue de la Miséricorde.


Cannes : La naissance d’une icône


Hôtel Carlton Cannes

Si Saint-Tropez fut son ancrage, Cannes fut sa vitrine.


Le 25 avril 1953, sur la plage de l’Hôtel Carlton, Brigitte Bardot pose en bikini devant les photographes. Les clichés font sensation.Trois ans plus tard, en 1956, elle foule le tapis rouge du Festival de Cannes en star incontestée.Sa dernière apparition aura lieu en 1967, pour le film Batouk.


Chaque venue provoque scènes d’hystérie et ferveur populaire. La légende est définitivement installée.


D’autres décors du Sud, moins connus, mais essentiels


D’autres lieux de Provence-Alpes-Côte d’Azur jalonnent sa filmographie :


  • Saint-Jean-Cap-Ferrat et le col d’Èze pour La Lumière d’en face,

  • Nice pour Une Parisienne,

  • la Camargue pour La Femme et le Pantin.


Autant de paysages qui prolongent l’imaginaire Bardot, entre liberté, lumière et nature brute.


Ce que Bardot laisse au Var


“Brigitte Bardot a contribué à faire rayonner Saint-Tropez dans le monde entier”, écrivait récemment la ville dans un hommage officiel. Son empreinte demeure dans chaque ruelle, chaque mur ocre, chaque regard porté sur le golfe.


Revoir Et Dieu… créa la femme, aujourd’hui, c’est aussi voyager dans un Var authentique, avant les foules, avant les clichés — un Var que l’on peut encore approcher, à condition de savoir le regarder.



Découvrir ces lieux aujourd’hui suppose aussi de prendre un peu de distance avec l’agitation tropézienne.


À environ 1h30 de route de Saint-Tropez, la côte varoise se dévoile autrement, par petites étapes : Bandol, Sanary-sur-Mer, Le Castellet, la corniche de Tamaris, les Sablettes.

Le Bleu de George Sand s’inscrit dans cette démarche : un pied-à-terre paisible pour partir à la découverte du Var, entre patrimoine, culture et Méditerranée.


Bien avant Brigitte Bardot, la Provence avait déjà trouvé au cinéma un formidable ambassadeur avec Raimu, acteur emblématique né à Toulon, qui a profondément marqué l’histoire du cinéma français et sublimé les villages du Var à l’écran.


 
 
 

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